High line in New York

Chelsea, ses blocs rigides de briques et ses ambiances chahutées, mêle les traces des anciens docks et des abattoirs avec le regard aiguisé des nombreuses galeries d’art.  Depuis 2009, le quartier en pleine transformation propose aux new-yorkais de tutoyer à 9 mètres au dessus de la rue une végétation sauvage, d’herboriser, de déambuler au beau milieu des blocs, de se laisser surprendre par des installations artistiques et même de participer à de gigantesques banquets. Un lieu de promenade qui devient lieu de convivialité propice aux nouvelles formes de pratiques urbaines.

La High Line, située à l’ouest de Manhattan a été construite dans les années 30 puis abandonnée dans les années 80. En 1999, l’association des Amis de la High Line qui regroupe des habitants riverains, voit le jour alors que la longue structure métallique est menacée de démolition. En partenariat avec la ville de NY, les Amis de la High Line proposent de conserver la structure et de la transformer en parc public.
En 2002, la CSX Transportation Inc. propriétaire de la ligne lègue la partie sud des voies jusqu’à la 30ème rue à la ville de NY. Pour donner de la résonance à ce projet un concours d’idées international est lancé en 2003 sous le nom de « Designing the High Line ». 720 équipes répondent à la compétition et 36 pays sont représentés. Une exposition des projets se tient de mars à septembre 2004 à la gare Grand Central Terminal.
La ville de NY et les Amis de la High Line retiennent une équipe d’architectes et paysagistes qui travaillent sur les conseils des Amis de la High Line. Les lauréats sont James Corner Field Opérations avec les architectes Diller Scofidio + Renfro experts en horticulture, art public et autres disciplines.
La construction commence en 2006 et en 2009 la première section est ouverte au public. Au printemps 2011 la promenade plantée se voit rallongée de quelques miles entre la 20ème et la 30ème rue.

On doit la vie bouillonnante de la promenade à la structure des Amis de la HL qui s’étoffe petit à petit. Aujourd’hui 57 personnes travaillent sur le projet. Autour des deux co-fondateurs,  on trouve des gardiens, des jardiniers, des horticulteurs, des techniciens de maintenance, directeur des Programmes Education & Community , responsable des scolaires et programme envers les jeunes, un conservateur et un directeur de la High Line Art, un responsable restauration vente et coordinateur des concessions, un responsable du service visiteurs, des gardes, les services administratifs et finances,  un service développement et marketing, un service communication.

What’s cooking on the High Line ?

La promenade plantée est en fait un véritable centre de ressources sur les végétaux et les amateurs peuvent entrer via le site web en contact avec les horticulteurs et poser des questions sur les plantes, leur vie ou entretien. Un calendrier de floraison est mis à jour tout au long de l’année et des cartes localisent les différents plants. Enfin une liste précise des végétaux est accessible pour les jardiniers en herbe.

Depuis 2009 la commission Art de la High Line organise et produit des projets artistiques qui prennent place sur la promenade ou sont visibles depuis le parcours : expositions, performances, vidéos et même interventions sur les panneaux publicitaires. Les artistes invités ont une démarche artistique en lien avec la High Line, un regard sur le design et l’architecture et favorisent le le lien entre paysage et les quartiers traversés.

Qu’est ce qui se passe lorsque des centaines de personnes se retrouvent autour d’une même table de banquet pour une « social soup experiment »?  Le 22 octobre 2011 la High line s’est transformée en restaurant sans murs. Autour d’une « green table » la cheffe Mona Talbott et 57 personnes ont rassemblé les ingrédients issus des fermes bio de l’Etat de New York et cuisiné une gigantesque soupe. La plus part des convives ont échangé sur la vie de leurs différents quartiers et ont vécu ainsi une expérience singulière.

Ce projet, véritable vitrine d’un renouveau urbain de New York témoigne dans cette ville comme dans toutes les métropoles occidentales d’une demande de plus en plus significative d’une appropriation multifonctionnelle des lieux. L’espace public n’est pas seulement fondé à détendre et à « ré-oxygéner » le corps mais devient environnement propre à créer un événementiel qui rassemble, qui tisse, combine et enrichi. Les habitants, voisins, visiteurs changent de statut en prenant de la hauteur et deviennent acteurs de la High Line. De simple coulée verte celle ci devient singulière au gré des visites, expériences, regards …

PL.

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